"Le Château de Commarque" La Forteresse oubliée

Bonjour tout le monde !

On continue la visite de la région de notre amie Virjaja.
Merci de m'avoir fait parvenir toute cette documentation.
Vue d'ensemble

Forteresse oubliée ...

Autour d'un donjon vertigineux édifié en 1380, des archéologues ont découvert, enfouies sous la végétation depuis 350 ans, les ruines d'un village fortifié avec ses tours de chevaliers et ses maisons taillées dans le roc.

Ce site secret, qui a inspiré Ridley Scott et Robert Merle, est enfin accessible.

La visite commence par une promenade dans la vallée et se termine par l'ascencion du donjon qui domine un inoubliable panorama

Les origines incertaines de Commarque
L’hypothèse la plus vraisemblable serait d’attribuer la fondation d’un donjon à Commarque à l’un des deux abbés du même nom qui se succèdent sur le siège abbatial de Sarlat dans le dernier tiers du XIIe siècle : Garin (1169-1181) ou Randulphe de Commarque (1195-1201).
La fondation d’une tour leur permet de contenir l’ambition des Beynac, leurs vassaux, avec lesquels ils entretiennent des relations conflictuelles.
C'est un membre de leur famille qui en obtient la garde.
Le premier châtelain de Commarque est donc un «milites castri», un chevalier ou donzel, aux ordres de l’abbaye de Sarlat.
Au XIIe siècle il existe une agglomération, un donjon avec un logis, une chapelle et des maisons-tours : c'est le castrum de Commarque.
Commarque est mentionné dans les documents d'archives dès 1255.
Maynard de Beynac est devenu le seigneur du château.
Les maisons-tours sont tenues par des lignages de petite noblesse dont on connaît quelques noms : les Commarque, les Cendrieux, les Gondrix, les La Chapelle …
Chaque maison-tour est constituée d’un enclos, d'accès propres et de fossés. Seigneur et donzels se disputent les droits de justice, les terres et autres biens.

L'ascension des Beynac
Au cours du XIVe siècle, les deux lignages majeurs réalisent les premiers remembrements par acquisitions successives.
Les Beynac réussissent à constituer une véritable châtellenie autour de Commarque lorsqu’ils reprennent les justices de Marquay et de Sireuil aux Cendrieux et qu’ils imposent leur suzeraineté sur le repaire de Laussel.
Les Commarque reprennent les terres et les droits des descendants des autres milites, par achat ou par alliance.
Dès le milieu du XIVe siècle, l’ensemble de la basse-cour est devenu la maison-noble des Commarque : ils disposent maintenant d’un périmètre défensif excédant largement celui du château des Beynac.

Le déclin des Beynac et de Commarque
Pourtant, les Beynac sortent affaiblis de la guerre de Cent Ans.
D’abord, en 1406, les Anglais, sous la conduite d’Archambaud d’Abzac, s’emparent de Commarque.
Toute la famille y est réunie : elle est faite prisonnière.
Un impôt, ordonné par le roi est levé sur les habitants du Périgord et du Quercy pour payer la rançon demandée.
La chatellenie de Commarque commence à se désagréger.
Dans les années 1500, il semble que le castrum de Commarque soit déjà déserté des familles résidentes.
Passage vers la chapelle

Les guerres de religion
Pendant les guerres de Religion, les Beynac sont dévoués à la cause de la Réforme.
A partir de Commarque, qui est sa base d’opération, Geoffroy, baron de Beynac et seigneur de Commarque, lance plusieurs attaques des repaires catholiques des environs et s’empare même furtivement de Sarlat.
En 1569 le château de Commarque est pris une première fois par les catholiques conduits par le sénéchal et par le gouverneur du Périgord.
C’est sans doute au lendemain de ce siège que s’effondre la salle voûtée. De nouveau maître de Commarque, Geoffroy y installe une garnison qui, en représailles, sera pendue la même année

L'abandon et la renaissance de Commarque
Guy de Beynac, le dernier châtelain habitant dans le château de Commarque y meurt en 1656.
Le site est abandonné définitivement au XVIIIe. Un siècle plus tard le château est en ruine.
En 1968, Hubert de Commarque achète les ruines de ses ancêtres.
Il entreprend de consolider les parties les plus abîmées.
Depuis 1994 se succèdent des campagnes de consolidation et de restauration.
Hubert de Commarque confie à Kléber Rossillon, créateur du Musée de la Guerre au Moyen Age au château de Castelnaud et des jardins de Marqueyssac, le soin d’ouvrir le site de Commarque au public.
Un programme de recherches archéologiques est en cours pour plusieurs années.

J'espère que cette visite virtuelle et rapide vous aura plue.